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Ampoule LED, basse consommation, halogène : recyclage ou poubelle ?

Ampoule LED, basse consommation, halogène : recyclage ou poubelle ?

Ampoules : recyclage ou poubelle ? Quelle option choisir lorsqu’elles ne fonctionnent plus ?

Saviez-vous que l’on ne trie pas de la même manière les ampoules en fin de vie ? En effet, les ampoules à incandescence et à halogène ne subissent pas le même traitement que les basse consommation ou LED. Leur recyclage n’est réservé qu’à une certaine catégorie. Lorsqu’elles sont usagées, elles font alors l’objet d’une collecte particulière. Gestion des déchets et valorisation énergétique sont au cœur de la démarche. Lisez plutôt !

Est-ce que toutes les ampoules sont recyclables ?

recyclage ampoule avec ou sans eco contribution

Vous l’aurez certainement deviné, toutes ne sont pas recyclables ! On dit pourtant que les ampoules basse consommation sont écologiques, non ?

Oui, mais c’est un raccourci de langage. Il est important de bien comprendre que :

  • Les ampoules et lampes basse consommation permettent de réaliser d’importantes économies d’énergie. Elles sont effectivement moins énergivores, car elles ont besoin de peu de watts pour fournir la lumière à quantité égale.
  • Elles ont une durée de vie de plusieurs années (10 fois supérieur aux « classiques »). Moins renouveler son équipement « éclairage », c’est moins de déchets à traiter. Voilà pourquoi on dit que ces dernières sont écologiques.
  • Pour autant, elles contiennent des substances nocives et polluantes : la plus importante étant le mercure, un métal lourd. Ce dernier est un composant indispensable des ampoules fluocompactes et des tubes fluorescents.

Même si l’on ne compte qu’une infime quantité avec « seulement » 0,005 % dans chaque source lumineuse de ce type, soit quelques milligrammes par produit vendu, à l’échelle nationale, ce chiffre prend une toute autre proportion, car on ne compte pas moins de 100 millions d’ampoules déposées et collectées ! Il est impensable que tout cela se retrouver dans la nature sous peine de devoir faire face à un fléau environnemental. Beaucoup de personnes se demandent d’ailleurs par conséquent, les fluocompactes sont dangereuses pour la santé et pour l’environnement.

  • La bonne nouvelle, c’est qu’une lampe fluocompacte est recyclable à 93% !
  • Les LED quant elles, ne contiennent pas de mercure, mais des composants électroniques qui doivent rejoindre la filière de transformation. Leur taux de recyclage est de 86%.
  • Du côté des plus « classiques », les incandescentes et les halogènes ne font pas l’objet d’un recyclage, car aucun de leur composant n’est nocif ni polluant. Ces dernières sont donc à jeter à la poubelle. Se pose alors la question « quel déchet dans quelle poubelle? ». Ces lampes à filament ne doivent pas être mises avec le verre, mais avec les ordures ménagères !

Suivre ces consignes de tri est très important pour les raisons évoquées ci-dessous.

Toutes les bonnes raisons d’opter pour le recyclage des ampoules

pourquoi il faut recycler les ampoules

Les sources lumineuses vendues pouvant faire l’objet d’un recyclage, portent toutes le symbole « poubelle barrée » sur leur packaging. Un code facilement compréhensible qui explique clairement qu’il est interdit de mettre ces objets et produits avec les autres déchets de la maison.

En fin de vie une ampoule basse consommation devient un DEEE (déchet d’équipements électriques et électroniques). En optant alors pour le recyclage, l’usager permet la valorisation énergétique des ampoules. Cela signifie donner une seconde vie aux matières recyclables et préserver les ressources naturelles :

  • Le verre est réutilisé pour produire de nouveaux verres d’ampoules. Broyé en tous petits morceaux, il devient du calcin qui ne nécessite alors plus qu’une petite quantité de sable alors qu’il compose au départ 70% du verre. La température de fusion nécessaire à ce procédé de recyclage, n’est « que » de 1000° au lieu de 1500.
  • Le mercure présent à l’état naturel est utilisé comme composant dans les fluocompactes et tubes néon sous forme de poudres fluorescentes. Il ne peut malheureusement faire l’objet d’un recyclage, mais sa collecte permet de le stocker dans un lieu spécifique sans risque de pollution.
  • Le fer et l’aluminium qui sont des composants des culots rejoignent la filière recyclage métaux.
  • Les substances dangereuses présentes en petite quantité dans les LED, tel le gallium, l’indium et les terres rares sont pour l’instant stockées à des fins de recherche, car trop peu de ces sources lumineuses sont encore collectées.

Comment recycler les ampoules ? Zoom sur l’éco-participation et la collecte des ampoules usagées

les raisons pour changer les ampoules pour du led

Rien ne peut se faire sans vous ! Et oui, c’est au consommateur d’effectuer la démarche nécessaire pour permettre le recyclage de ces DEEE.

Et c’est très simple : il vous suffit de rapporter les sources lumineuses usagées de vos lampes dans l’un des milliers points de collecte de l’Hexagone. Il peut s’agir de déchèteries communales ou de magasins de bricolage. Mais saviez-vous que vous aviez également la possibilité de les laisser à votre électricité lors d’un passage à votre domicile ?

L’éco-participation, c’est ce qui a permis la mise en place de la filière recyclage en janvier 2014. Souvent associée à une taxe, elle ne revient pourtant pas à l’État, mais à des éco-organismes certifiés par le gouvernement, comme par exemple Eco-Systems ou Recyclum qui a développé la Lumibox.

Chaque client paye cette contribution lors de son achat et le prix de cette dernière est clairement affichée sur les étiquettes en rayon ou sur internet.

Pour l’éclairage, son montant est très simple à retenir : il est de 0.20€ pour les basse consommation et 0.14€ pour les LED, car elles sont plus performantes en matière d’économie d’énergie !

Ces « fonds » financent la collecte, le transport jusque dans les usines de transformation, le tri, le traitement et le recyclage.

Une initiative qui contribue à responsabiliser le consommateur et à déployer l’éducation environnementale auprès d’un large public.

En collaboration avec notre rédactrice Emilie Triolo.

Dernière modification le  23 mai 2019 15:45 dans Fiche pratique  -  Lien permanent

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